Le mouvement Body Positive, ou « positivité corporelle », ne cesse de gagner en visibilité ces dernières années. Porté par des voix engagées, il invite à une véritable révolution du regard que nous portons sur nos corps, nos normes, notre sexualité et notre identité. Au-delà d’un simple slogan ou d’un hashtag populaire, il s’agit d’une démarche intime, sociale et politique qui touche autant l’estime de soi que les rapports au monde. Pour Élodie Belkacemi, sexologue à Toulouse et fondatrice de La Femme Tempête, le Body Positive fait partie intégrante de son approche : bien plus qu’une tendance, c’est un socle d’accompagnement sensible et transformateur.
Comprendre le Body Positive
Le Body Positive est né en opposition aux injonctions sociétales sur le corps : minceur, jeunesse, capacité, blancheur, conformité. Il réclame le droit pour chacun·e de se sentir bien dans sa peau, quel que soit son corps. Cela implique de sortir du diktat de la perfection, de cesser de voir notre corps comme un problème à corriger, et d’apprendre à le considérer comme un espace légitime désirant et désirable.
C’est un appel à l’acceptation de soi, non pas pour renoncer à évoluer, mais pour développer une relation bienveillante avec son image, ses sensations, ses limites. Pour beaucoup, notamment les femmes et les minorités, cette reconquête de soi passe par un vrai travail psychologique et émotionnel.
L’impact des normes sur la sexualité et l’estime de soi
Nous vivons dans une société où l’on apprend très tôt à juger nos corps : trop gros, trop maigres, pas assez musclés, pas « comme il faut ». Ces jugements sont souvent à l’origine de blocages, de honte corporelle, de perte de confiance. Dans l’intimité, ils peuvent se traduire par de la peur, de la retenue, voire une forme de dissociation.
Nombre de personnes en consultation sexologique arrivent avec un mélange de gêne, de souffrance silencieuse et d’interrogations profondes. La sexualité devient alors une source d’angoisse plutôt que d’épanouissement. C’est pourquoi remettre le corps au centre, non pas comme objet à juger mais comme territoire à ressentir, est fondamental.
Une approche holistique du corps et du soin
Chez Élodie Belkacemi, l’accompagnement se fait dans un cadre doux et respectueux, où chaque personne peut se dire en confiance. Sa vision du Body Positive s’inscrit dans une approche psychocorporelle et humaniste : il ne s’agit pas simplement de parler de sexualité, mais d’explorer le lien à soi dans toutes ses dimensions.
Durant les séances, l’expression des ressentis, le travail sur les croyances limitantes et l’exploration de la relation au corps permettent peu à peu de revenir à soi. Loin des discours normatifs, la sexothérapie devient un chemin de reconnection : au désir, à l’émotion, au plaisir.
Body Positive et vie intime : se réapproprier son plaisir
Se réapproprier son corps, c’est aussi se réapproprier son plaisir. Trop souvent, la sexualité a été abordée sous l’angle de la performance ou du devoir conjugal. Le Body Positive rappelle que chacun·e a le droit à une sexualité libre, choisie, vivante. Qu’il n’y a pas de bonne façon de désirer, d’aimer ou de jouir.
Cela implique de déconstruire des stéréotypes, mais aussi d’écouter ce que le corps a à dire : tensions, plaisirs, envies, refus. L’approche d’Élodie permet de remettre du sens, de la conscience et du choix dans le lien à l’autre. La sexualité n’est plus un terrain de doute, mais un lieu de construction personnelle.
Body Positivity, identités et diversité
Le Body Positive est un mouvement inclusif. Il ne concerne pas seulement les femmes cisgenres, mais aussi les personnes grosses, handicapées, trans, racisées, queer. Il reconnaît la diversité des corps et des expériences comme une richesse, non comme un écart à corriger.
Dans sa pratique, Élodie accueille cette diversité avec sensibilité. Elle s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux couples et aux personnes homosexuelles, avec une même exigence d’écoute et d’ajustement. Il ne s’agit pas de proposer une méthode unique, mais de créer un accompagnement sur-mesure, sécurisant et profond.
S’accepter, se révéler, s’épanouir : une démarche engagée
S’accepter, ce n’est pas renoncer à changer : c’est arrêter de se détester. C’est le point de départ pour se révéler, pour s’épanouir. Le Body Positive n’est pas un rêve naïf : c’est un acte de résistance intime face aux diktats, une façon d’habiter sa vie pleinement.
C’est pourquoi l’accompagnement proposé par Élodie ne se limite pas à apaiser un symptôme. Il propose un chemin complet sur 3 mois, où l’on vient se retrouver, se reconnecter, s’épanouir. Deux séances par mois, un espace WhatsApp pour échanger, et un cadre porteur pour transformer en profondeur la relation à soi.
FAQ
❓ Qu’est-ce que le Body Positive ?
Le Body Positive est un mouvement social et culturel qui invite chacun·e à accepter son corps tel qu’il est, au-delà des normes esthétiques imposées. Il prône le respect de toutes les morphologies, des corps jeunes ou vieillissants, minces ou ronds, valides ou en situation de handicap. C’est un appel à se libérer des injonctions pour retrouver une relation plus apaisée, plus libre et plus bienveillante avec son image corporelle.
❓ Qu’est-ce que la tendance Body Positive ?
Plus qu’une simple “tendance”, le Body Positive est un engagement. Popularisé sur les réseaux sociaux, il est devenu visible à travers des hashtags, des témoignages, des campagnes publicitaires. Mais à l’origine, c’est une revendication militante portée par des personnes discriminées en raison de leur apparence. La tendance actuelle vise à donner une place à tous les corps, mais parfois au risque de perdre le sens profond de cette démarche.
❓ Qui a créé le Body Positive ?
Le mouvement Body Positive tel qu’on le connaît aujourd’hui a été popularisé en 1996 par Connie Sobczak et Elizabeth Scott, deux Américaines qui ont cofondé l’organisation The Body Positive. Mais les racines du mouvement remontent aux luttes féministes et anti-grossophobie des années 60, notamment avec le Fat Acceptance Movement aux États-Unis. C’est donc un héritage militant, avant d’être un phénomène médiatique.
❓ Qu’est-ce que la positivité corporelle ?
La positivité corporelle, c’est l’idée de valoriser son corps au lieu de le rejeter. Cela ne signifie pas toujours l’aimer inconditionnellement, mais apprendre à l’accepter, à le respecter, et à en prendre soin malgré ses imperfections ou ses douleurs. C’est un chemin d’acceptation, de réconciliation, souvent progressif, qui passe par un regard plus doux et moins critique sur soi-même.
❓ Comment avoir une image corporelle positive ?
Avoir une image corporelle positive demande du temps, de la patience, et parfois un accompagnement thérapeutique. Il peut être utile de :
- Se reconnecter à son corps par des pratiques douces (respiration, danse, toucher bienveillant…)
- Suivre des personnes inspirantes et inclusives sur les réseaux
- Limiter l’exposition aux modèles irréalistes
- Revaloriser son corps pour ce qu’il permet, plus que pour ce à quoi il ressemble
- Travailler sur l’estime de soi dans sa globalité
❓ Comment pratiquer la pensée positive ?
La pensée positive ne consiste pas à nier les difficultés, mais à se concentrer sur ce qui va bien, sur ses ressources, et à se parler avec respect. Cela peut passer par des affirmations positives, de la gratitude, un travail sur le discours intérieur, ou des exercices thérapeutiques. En lien avec le Body Positive, elle permet d’apaiser le rapport au corps et de cultiver la bienveillance envers soi.
❓ Quels sont les dangers du body positivisme ?
Certains usages du Body Positive peuvent devenir normatifs eux-mêmes : comme s’il fallait “obligatoirement” s’aimer, tout le temps. Cela peut provoquer de la culpabilité chez celles et ceux qui souffrent encore de leur image. Il est important de rappeler que l’amour de soi n’est pas linéaire, et que l’acceptation du corps est un chemin, pas une injonction. D’autres critiques soulignent aussi la récupération commerciale du mouvement, parfois vidé de son sens militant.

